Le judo (littéralement voie de la souplesse ) est un art martial et un sport de combat d'origine japonaise ( budo ), fondé par Jigoro Kano en1882. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs.

Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dojo (dojo , littéralement lieu d'étude de la voie ) . Les pratiquants (les judokas) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi , souvent appelée à tort kimono , qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise . Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, un judoka peut avoir un judogi bleu à tous les niveaux de compétitions (si le judoka n'a pas de judogi bleu, la distinction se fera à l'aide de ceinture rouge ou blanche). Pour les compétitions à partir du niveau national, l'un des deux judokas doit revêtir un judogi bleu. Le judo se pratique pieds nus sur un tatami . Le judo est un sport olympique.

Le Judo aurait fait son apparition en Tunisie vers 1947. Le premier club de la capitale est celui de la Rue Fenelon avec comme entraîneur un français d'origine algérienne, Jim Al Cheikh, Ceinture Noire 2ème Dan qui fut incontestablement le premier ceinture noire en Tunisie. Darmon, lui aussi Ceinture Noire 2ème Dan a pris par la suite la direction du Club de la Rue Fenelon. Il y avait aussi le Judo Club Kodokan de la Rue du Caire avec Aldo Calvo Ceinture Noire 1er Dan et Schemama (propriétaire-entraîneur), le Judo Club Mochizuki propriété de Monsieur El Kobbi avec comme entraîneur M. François Pace, le Club du Soleil Levant de Monsieur Hamadi Bel Hadj premier Tunisien à la tête de la Fédération de Judo et Disciplines Assimilées. Après l'indépendance, le Judo Club Kano avec Monsieur Millet, ceinture noire 3ème Dan, Mme Levanier, Ceinture Noire 3ème Dan, Papa, Ceinture Noire 2ème Dan et M. Haddad, ceinture noire 1er Dan puis 2ème Dan d'Aikido, propriétaire de l'ex-AikiKai de la rue de Vesoul. En 1957 vint le 1er Club de la Banlieue, celui de Sidi ¬Bou-Said avec les frères Chedly et Abderrahman Ben Hamida jusqu'en 1961 date à laquelle ce Club a été transféré au Zéphyr à la Marsa et à l'Avenir Musulman (l'actuel ASM).
Peu avant 1960, divers clubs de judo ouvrent leurs portes à Sousse et à Sfax. Jusqu'à cette date, c'est surtout un judo de salles autonomes et ce n'est qu'à partir de 1965 qu'on commence à voir la Fédération Tunisienne de Judo œuvrer réellement pour développer ce sport. Les Maîtres Japonais qui ont séjourné en Tunisie depuis 1966 (Mes Oshikiri - Danjo - Kotouda  -  Suzuki – Ota -  Enomoto - Hagino - Ogoshi - Ura - Sahara - Inokuma - Tsujihara et Hikage) ainsi que les Championnats d'Afrique de Judo qui ont eu lieu en 1968 à Tunis ont contribué à l'essor du judo tunisien mais cela n'a pas beaucoup duré et la FTJ a de nouveau connu de grands problèmes dont surtout le manque de cadres, l'insuffisance de l'infrastructure et un budget très faible pour un sport encore à ses débuts.

L'année 1993 a constitué le véritable décollage du judo en Tunisie. En effet, c'est l'année à partir de laquelle une politique volontariste de l'Etat a visé les sports ciblés dont le judo qui bénéficiera d'une attention et d'une sollicitude sans égales.

Le saut qualitatif recherché par cette nouvelle orientation accordée au sport en général et au judo dans le cas de l'espèce ne tarda pas. La réussite ne se limita pas uniquement au continent africain dans la mesure où des combattants tunisiens prirent place parmi l'élite du Judo mondial. Les Champions du Monde Anis Lounifi et Ahlem Azzabi et les médaillés mondiaux Mohamed Bouguerra, Yousra Zribi et Houda Miled en sont la parfaite illustration